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06 février 2018

Lettre ouverte de R Belmer - C7700

Lettre ouverte et chaleureuse à mes jeunes camarades Brutions.


J’ai eu le grand honneur de présider, avec le Médecin Général Inspecteur François Pons, la Fête de Trime en juin dernier.

Cela m’a donné, 30 ans après mon départ, le  grand plaisir de revenir pour la première fois au Bahut. Ce fut un moment d’émotion et de nostalgie intenses de retrouver en beaucoup de points inchangé ce vieux Bahut où j’ai passé 8 ans dans les années 1980. 

Ce fut aussi un moment de découverte de nombreuses innovations, qui sont apparues dans la période: nouveaux uniformes, nouvelle façon de pshiter, nouveau concept des « familles »... toutes nouveautés sur lesquelles je n’ai pas trop d’avis. Si ce n’est l’amusement de constater l’ironie de traditions qui  elles aussi changent  et suivent des modes. 

Il est cependant une innovation que je vous conjure d’abandonner car elle est selon moi un contresens : vous avez changé le rythme et le tempo du Huron. Le chant est méconnaissable. Et vos anciens, dont moi, ne savent plus le chanter. 

Or le Huron ce n’est pas votre chant, c’est notre chant. Le chant des Brutions d’aujourd’hui mais aussi ceux d’hier et d’avant hier qui forment avec vous une communauté soudée par des valeurs intemporelles. Ce chant est une réunion et nous permet à travers les générations de dire notre appartenance et notre identité brutionnes. Il doit rester notre bien commun et notre signe d’unité. Le Huron est notre chant de tradition et il doit donc rester immuable pour incarner ce lien durable entre nous. 

Avec mes amitiés brutionnes, 

Rodolphe Belmer 

C7700

Directeur Général EUTELSAT

Claude DUMAS-PILHOU (1957)Oui, bien sûr. Cette façon de le scander sur un mode lourdingue, n'est pas la notre. Il fallait que ce soit dit et bien dit. Le Huron n'est pas un chant de marche Para-Légion
Yves BABRON (1945)Comme l'écrit Claude DUMAS-PILHOU, il fallait que cela soit dit et bien dit. Rodolphe BELMER l'a fait. "Honneur " à lui.
Alain CHEVALIER (1957)Je partage aussi ces remarques. Javais eu du mal à chanter ce Huron que j'étais invité à entonner tant de fois entre 1957 et 1967... Même dérive d'interprétation à la "mosquée" pour le chant du Prytanée à la Vierge : "Le Prytanée, Vierge douce et bénie...Nous n'avons pas près de nous notre mère...." Nos coeurs d'enfants de 11 ans venaient puiser dans ce cantique un refuge plus qu'une marche en avant ! Même le poème de Péguy, "Heureux les morts..." composé par notre organiste Beauquis, était un peu moins scandé... Oui, nos traditions militaires étaient adaptées à notre enfance et n'oubliaient pas une certaine légèreté.

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