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20 octobre 2017

ECOUTE la WHA...Hommage à la Galère

Ecoute!  (cliquez sur le lien Ecoute).

La Whâ.....

Apparue officiellement en 1835, la fanfare du Prytanée est quasiment exclusivement constituée d’élèves. Elle doit son surnom de Whâ, au chef de musique, le sous-lieutenant Gully, qui lors de son premier cours de musique demandait aux élèves quel était le premier instrument de musique, réponse : la voix. De par son intonation, le mot voix s’est transformée en Whâ. Véritable ambassadrice de l’école, la Whâ se produit à toutes les manifestations de l’école et quelques fois à l’extérieur. Son activité reste toutefois subordonnée à la formation académique des élèves qui reste prioritaire. 

Hommage à la galère

Tous ces bits empilés rendent un fort bel hommage
Aux héros burinés par tant de bachotages
Dans le fond déprimé de cette cour sévère,
Ou la Whâ‚ sans trembler, houspillait la Galère

Le dimanche matin dans les rues de La Flèche
Nous défilions, vaillants, la mine claire et fraîche.
Les trompettes sonnaient, puis les tambours battaient
Et Toto l’hélicon la cadence donnait.

La clique allait devant, tambour major en tête,
Son bâton de laiton astiqué pour la fête
S’élevait dans les airs, t'aurais dit un avion !
Le Trems juste derrière crachait dans son clairon.

C'est à pas cadencés, les rhétos fiers devant,
Que les six compagnies s’ébranlaient lentement,
La galère jouait les marches en mesure
Et les miteux trottaient, génés aux entournures.

Ce bataillon glorieux partait de Gallieni,
Longé sur ses côtés par ce sergent honni,
Au son viril et dru de nos tambours de guerre.
Soda frappait si fort qu'il s'en foutait par terre !

Tout fraichement conscrit et armé d'un clairon,
Dont il faut être clair, ne sortait aucun son,
Le bizuth Munsch passait, fasciné par les gueuses ,
Venues nous voir guerriers, sur l'air de Sambre et Meuse

Le long de la Grand' Rue la foule applaudissait
les Brutions impeccables, qui tels les Grenadiers
De la Garde Impériale, vainqueurs à Marengo,
Défilaient tête haute, coiffés de leur shako.

Sur son piédestal en haut de la Grand-Rue
Le bon roi Henri IV surveillait la revue.
La jambe élégamment déjetée en avant
Il avait fière allure ce bon vieux Vert-Galant.

Un virage sur la droite; c’était le Prytanée.
Dans ses murs s'engouffrait notre petite armée.
La Galère se taisait. Seuls les pas cadencés
résonnaient dans la cour ou crissaient les graviers.

Enfin nous y voilà, dans un effort ultime,
Nous allons traverser la Grand-porte sublime,
Nous ranger en carrés et dans la cour d'honneur,
Rendre, au son des clairons, l'hommage à nos couleurs.

Le lieutenant Gully, les gants blancs impeccables
Nous met au garde-à-vous, Galère imperturbable,
Et dans un fier Èlan nous jouons haut et fort,
Honorons le Bahut, les Vivants et les Morts.

Une Ode composite assemblée par Claude Dumas-Pilhou 9488B poète urbain avec la collaboration
de Bernard Saubion  0031 C et de Claude Munsch. 2085 C, poètes ruraux et anciens galériens

 

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